Le pilote
Bonjour, moi c'est Ali

41 ans, deux enfants, coordinateur de maquettes numériques dans le bâtiment. Passionnant, je sais. Et pilote privé, parce que le ciel me tient depuis que je suis gosse.
Voilà le truc : un avion léger coûte cher à faire voler, et il y a deux sièges vides derrière moi à chaque sortie. Le coavionnage règle les deux problèmes d'un coup. On partage les frais réels, personne ne gagne d'argent, et je vole plus souvent. Tout le monde y gagne, surtout moi.
En revanche, sur la sécurité, zéro rigolade. Qualifications à jour, contrôles obligatoires, avion suivi et assuré. Je prépare chaque vol — trajectoire, espaces aériens, carburant, masse, météo. Et si quelque chose ne me plaît pas, on ne décolle pas. Même si vous avez fait deux heures de route. Désolé d'avance.
Mon moment préféré ? Cinq minutes après le décollage, quand le passager s'arrête net au milieu d'une phrase. Il vient de reconnaître sa maison.
On décolle du Rozelier
Verdun – Le Rozelier (LFGW), à Sommedieue (55). Un petit aérodrome tranquille, pas un aéroport — il n'y a ni file d'attente ni portique.